Le pouvoir créatif de ton cerveau

par | 9 Juin 2025

On a tous un cerveau créatif (même quand on croit -encore – que non)

Dans cet article, je te partage de nouveaux arguments pour casser le mythe du « je ne suis pas une personne créative » et passer en mode « cerveau créatif » activé.

La créativité, c’est toi, c’est moi, c’est lui.ELLE

Je ne cesse de le répéter et pourtant, je l’entends encore et encore. C’est fou comme on a accepté l’idée que la créativité, c’est pour « les autres ».

Et, quand on est solopreneur.e, elle s’invite à chaque étape de nos projets. Elle prend différentes formes et nous demande d’incarner plusieurs postures.

Revenons à notre sujet et à ce que la science en dit. Car la science dit bien que la créativité est une capacité universelle du cerveau humain. Même si effectivement, elle ne s’active pas chez tous de la même façon.

Quoiqu’il en soit, nous arrivons tous avec un cerveau câblé pour faire des liens, imaginer, explorer, associer des idées, …

un cerveau qui trouve des solutions, qui assure ta survie » et et prend les décisions les plus efficaces possibles pour te préserver.

L’auto-sabotage créatif commence souvent dans la tête

Je te partage ici les croyances que j’entends le + souvent lorsque j’arrive sur ces sujets :

  • « Il faut être originale pour être créatif » => FAUX !

La créativité c’est d’abord faire autrement, pas forcément réinventer le monde.

  • « Je ne suis pas visuel, donc pas créatif » (oui oui je l’entends aussi celle-ci!) => FAUX

Il y autant de forme de créativité que de profils : logiques, relationnels, spatiales, stratégiques…

  • « Moi je suis plutôt opérationnel… » => Et donc?

Celle-ci c’est ma préférée! Parce qu’effectivement, au 1er abord, ça semble contradictoire. Qu’à titre personnel, j’ai bien travaillé dessus dans ce qu’elle pouvait activer d’incohérence et parce qu’aujourd’hui, je suis super alignée sur ce point. Et que je vais même aller jusqu’à dire que c’est ce qui fait ma force.

  • Ou encore « je suis trop logique/ analytique/ structuré »

Autant de mythes persistants qui installent de vraies croyances.

Parce que la réalité, c’est que les profils les + logiques sont souvent très créatifs, mais dans un registre qui peut leur échapper tel que : résolution de problème, structuration non conventionnelle, innovation frugale …

Parce que justement les meilleurs créateurs sont ceux qui transforment les idées en actions. Ça aussi, c’est de la création.

Là aussi tu veux approfondir ce sujet, je t’invite à explorer le lien ici.

Curieux.se d’en savoir encore + sur ton type de créatif? et comment mieux l’optimiser et gagner en impact?

Pourquoi la créativité n’est pas un don mais BIEN une compétence- ? ET Qu’en dit la science?

La neuroplasticité, c’est la capacité qu’a ton cerveau à se réorganiser en permanence.

En d’autres mots tu n’as pas « un cerveau créatif ou pas », tu as un cerveau qui devient ce que tu lui dis de faire.

Quand tu :

  • explores des solutions inédites,
  • testes un outil que tu ne maîtrises pas encore,
  • te permets de penser hors des clous…

… tu actives des circuits d’association d’idées.

Et c’est exactement ça, la pensée créative : faire des liens.

Les études de Sarnoff Mednick (psychologue) ont montré que les individus créatifs n’ont pas plus d’idées ». Ils accèdent à des idées + éloignées, + vite.

Et tu peux t’entraîner pour ça!

Les idées reçues qui plombent la créativité des fondateurs

Le syndrome de l’expert

+ tu montes en compétences, + tu structure ta pensée autour de « ce qui fonctionne ».

Ça reste précieux et essentiel (petit rappel sur le « mode économie d’énergie »)… mais c’est aussi un piège.

Et les experts sont souvent ceux qui finissent par voire le moins les autres chemins.

Le biais de conformité

Quand on est indépendant, on dit « liberté mais on pense souvent « efficacité ».

Résultat: tu as tendance à répéter des solutions vues ailleurs, tu cales tes process sur les leaders du marché… et tu risques de finir avec des idées sages et plutôt conformistes.

Ce biais (très humain) te pousse instinctivement à chercher la validation du groupe plutôt que la dissonance. Et c’est normal!

Or, je le rappelle LA CRÉATIVITÉ NAÎT DES FRICTIONS.

Sans friction, pas d’étincelle

Ce que les sciences nous apprennent sur la fabrique des bonnes idées

Cette fois, allons regarder de quelle manière ton cerveau bricole des pépites quand tu te mets en off.

Les 3 réseaux cérébraux impliqués dans la créativité

Tu es câblé.e pour créer, pas juste pour exécuter, planifier et optimiser.

Créer fait partie intégrale de ton design neurologique.

Les dernières recherches en neurosciences cognitives -notamment celles de Roger Beaty (Harvard), Rex Jung (UNM) ou encore Andreas Fink– montrent que la créativité n’est pas une zone du cerveau isolée mais les fruit d’un dialogue entre 3 grands réseaux :

1. Le réseau du mode par défaut

C’est celui qui s’active quand tu n’es pas concentré.e sur une tâche précise. : en marchant, en se douchant, en regardant passivement par la fenêtre.

Il produit des associations d’idées spontanées, des souvenirs, des projections, des analogies inattendues.

C’est dans ce mode que naissent souvent les « Eurêka! »

2. Le réseau exécutif

C’est le filtre logique : il trie, structure, organise.

Il valide ou invalide les idées générées par le mode par défaut.

Il décide si la combinaison « CRM + potager »est absurde .. ou si elle vaut le coup d’être creusée.

3. Le réseau de saillance

Il joue un rôle clé dans le switch entre 2 autres réseaux.

C’est lui qui détecte si ton idée mérite attention ou si c’est juste un bug cérébral.

Il ajuste le focus, déclenche l’engagement mental, donne la priorité

Les personnes créatives ne sont pas juste « débordantes d’imagination ». Elles savent laisser la place au lâcher-prise, tout en mobilisant des filtres de décision structurés.

En métaphore archi’, c’est comme une co-création interne, entre ton flâneur, ton architecte et ton chef de chantier.

Les moments propices à la création

L’état diffus (aussi appelé « attention flottante »)

C’est tous ces moments où tu fais quelque chose de peu exigeant comme conduire, marcher, ranger.

Dans ces moments, ton cerveau se relâche et fait des connexions souterraines.

Les micro-pauses

30 secondes de respiration, un regard à travers la fenêtre, un moment d’ennui… tous sont propices à désenclencher ton pilote automatique pour rebooter la pensée.

La veille active

Lire, écouter, observer… en dehors de ton secteur. Ça alimente ta banque de données subconsciente qui va pouvoir compiler comme une matériauthèque mentale.

Une mini-histoire de labo

Imagine… une salle blanche, à Harvard.

Des volontaires s’allongent dans un scanner IRM.

Et on leur demande de penser à autant d’usages possibles d’une brique (autre que construire un mur). Juste une brique.

Pendant ce temps, les chercheurs observent leurs cerveaux s’allumer…

Et devine quoi?

Ils constatent que + les idées sont originales, + les 3 réseaux s’activent ensemble en mode co-création neuro symphonique.

C’est ce que Roger Beaty a appelé le Creative Connectome » : une connectivité augmentée entre des zones que l’on pensait autrefois séparées.

ET LES Nudges ? TU CONNAIS ? ces micro changements qui réveillent les idées endormies

Je te partage ici, quelques astuces pour hacker ta pensée créative sans devoir tout changer.

Changer une habitude = déclencher un nouveau circuit neuronal

Si tu y réfléchis bien, quelles sont toutes ces habitudes qui structurent tes journées sans même que tu t’en rendes compte?

Elles sont nombreuses, à commencer probablement par ta place dans la lit, voir même à table, … la liste est longue.

La bonne nouvelle, c’est que tu n’as pas besoin de partir faire une retraite de 10 jours dans le silence au fond du désert pour devenir plus créatif.ve. Un micro-changement dans ton quotidien suffit. Oui, oui. Il suffit à réveiller une partie de ton cerveau, à recréer de nouvelles connexions neuronales.

C’est ce qu’on appelle un « nudge ». C’est comme un petit coup de coude neurologique, un décalage volontaire dans ton environnement ou tes réflexes. Et il va permettre de prendre un chemin alternatif, là où des automatismes les tracent tout droit.

D’un point de vue neuro, ces mini-ajustements:

  • activent la neuroplasticité,
  • rompent le pilotage automatique,
  • réengagent les circuits d’attention, de mémoire et d’association.
3 nudges pour solopreneurs :
  • écrire une question sur le miroir de la salle-de-bain (la réponse te viendra au moment où tu déconnecteras)
  • varier les lieux de réunion (et pourquoi pas …)
  • interdire les  » oui mais » pendant 10 minutes

La créativité, c’est la coactivation de plusieurs réseaux cérébraux

un cerveau qui innove, c’est un cerveau bien entraîné

Comme dans le sport, un cerveau créatif, ce n’est pas un cerveau qui bouillonne tout le temps.

C’est un cerveau qui sait alterner : effort, ouverture, pause, inspiration

L’ennui : un allié sous-estimé

Oui, je te parle bien de l’ennui. Le vrai, celui que l’on ne connaît pour ainsi dire plus, souvent comblé à coup de scroll frénétiques.

Du côté du cerveau, c’est une pure période d’incubation féconde.

Les études ont pu démontrer que :

  • Quand l’attention est relâchée, le réseau mode par défaut s’active
  • Les idées se connectent en arrière plan
  • Ce n’est pas du temps perdu mais bel et bien du temps de maturation cognitive.

Donc si une idée ne vient pas?

Tu sais ce qu’il te reste à faire!

L’importance du rythme ultradien pour bosser moins et créer mieux

Ton cerveau fonctionne par cycles d’environ 90 minutes. D’abord, concentration maximale, puis baisse naturelle d’énergie et besoin de relâchement.

Vouloir travail en continu, c’est aller à l’encontre de ton rythme biologique.

Et c’est là que le cerveau fatigue, et que ton cerveau créatif peut te lâcher.

La bonne méthode?

  • Travail profond = blocs de 90 minutes (maxi 2-3 fois/ jour)
  • Puis VRAIE pause « rafraîchissante » : repos, étirement, micro-détour sensoriel, idéalement hors téléphone.

Créer ce n’est pas performer. C’est permettre.

La créativité est ta matière première invisible. Elle ne s’impose pas, mais elle s’accueille.

Avec un peu de science, un zeste de nudge, et beaucoup de curiosité, tu as déjà tout ce qu’il te faut.

Et si tu arrêtais d’en faire + pour enfin faire autrement?

Solopreneur.e/ indépendant.e, ce qu’il te faut c’est un cerveau qui respire, des idées qui circulent et un cadre qui te respecte.

Je propose un accompagnement sur-mesure pour ton cerveau créatif : réactiver ta créativité stratégique, remettre de l’espace dans ton agenda mental, et faire émerger des idées qui te ressemblent.

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Je suis Manon Lemai

Coach professionnelle et animatrice de formation en créativité et innovation à Roncq, près de Lille

Ma mission : Accompagner le changement avec tout ce qu’il a de positif et de vivant, mais aussi développer la créativité et l’innovation en entreprise et auprès des nouvelles générations.

Mon plus grand plaisir : activer l’étincelle. Celle de l’espoir, de la curiosité, de l’idée et de l’innovation… le point de départ de la mise en action.

Ce qui m’anime : développer des esprits créatifs afin de trouver des solutions innovantes aux défis d’aujourd’hui et de demain.